Par l’equipe Solydari · Mis a jour en juin 2026
Came compte environ mille habitants. Une eglise, une mairie, la Bidouze qui serpente entre les collines a la frontiere du Pays Basque et du Bearn, et des routes etroites ou l’on croise plus de tracteurs que de voitures. C’est le genre d’endroit ou l’on vous explique gentiment que « pour trouver un bon artisan, il faut connaitre quelqu’un ». Sauf que dans ce village, vingt-trois chefs d’entreprise se sont organises pour ne plus laisser le hasard decider qui travaille avec qui. Ils se sont regroupes dans un reseau d’entrepreneurs local, le pole Solydari de Came, et ils se renvoient du travail toute l’annee.
Vingt-trois entreprises dans une commune de cette taille, c’est une anomalie statistique. Aucune metropole ne fait mieux a l’echelle du bassin de vie. C’est aussi la meilleure illustration possible de ce qu’est Solydari : pas un club mondain de centre-ville, mais une mecanique de recommandation entre voisins qui ont compris une chose simple — le meilleur commercial d’une PME locale, c’est une autre PME locale qui parle d’elle.

Qui sont ces vingt-trois entreprises ?
Le pole de Came n’est pas peuple d’agences de communication parisiennes en teletravail. Ce sont des metiers de terrain. On y trouve trois menuisiers (a Came, a Sames, dans la vallee), un charpentier, un chauffagiste, un plombier, un peintre, un terrassier, un carrossier du batiment, un maitre d’oeuvre, une entreprise de photovoltaique. Le batiment, ici, c’est la colonne vertebrale. Autour gravitent un assureur, une conseillere en immobilier, deux traiteurs, une patissiere, un community manager, un webdesigner, une decoratrice d’interieur, une masseuse bien-etre, deux entreprises de traitement des nuisibles. Un ecosysteme complet, ou presque chaque besoin du quotidien d’un particulier ou d’une entreprise trouve une reponse a l’interieur du groupe.
Leurs adresses dessinent une carte : Came, bien sur, mais aussi Bidache, Sames, Leren, Bergouey-Villenave, Orthevielle, Arancou, Carresse-Cassaber, Amendeuix-Oneix. Des communes que personne ne place sur une carte de France, et qui forment pourtant un territoire economique coherent, soude, ou la confiance circule vite parce que tout le monde finit par se connaitre. Solydari n’a pas cree ce tissu. Il l’a outille.
Le principe : un metier, une place, zero concurrent dans la piece
Voila la regle qui change tout. Dans un pole Solydari, chaque metier n’est represente que par une seule entreprise. Un seul plombier. Un seul expert-comptable. Un seul assureur. Tant que la place est prise, elle est prise.
Cette exclusivite n’est pas un detail de reglement, c’est le moteur. Quand un menuisier sait qu’il est le seul menuisier du groupe, il n’a aucune raison de garder pour lui le client qui cherche une cuisine. Et quand le charpentier entend, sur un chantier, qu’on a besoin d’un electricien, il pense immediatement au membre du pole — pas a la concurrence, pas a un nom au hasard. La recommandation devient un reflexe, parce qu’elle ne fait jamais perdre d’argent a celui qui la donne.

Concretement, les membres se reunissent regulierement. Ces rendez-vous ne sont pas des dejeuners pour faire passer le temps : on y apprend le metier des autres, on fait circuler les besoins du moment (« un client me demande un terrassier pour septembre, qui prend ? »), on suit les affaires en cours. Chaque recommandation qui se transforme en chantier ou en contrat est ensuite saisie dans l’application Solydari. Pas pour faire joli : pour que chacun voie, noir sur blanc, ce que le reseau lui rapporte.
Pourquoi la recommandation bat la publicite, surtout a la campagne
Une etude souvent citee de l’institut Nielsen montre que la grande majorite des gens accordent davantage de confiance a la recommandation d’une personne qu’ils connaissent qu’a n’importe quelle publicite. Dans le Pays Basque interieur, ce chiffre n’est meme pas une statistique abstraite : c’est la culture locale. On ne choisit pas son couvreur sur une banniere internet. On le choisit parce que le voisin, le cousin ou l’assureur du village a dit du bien de lui.
Le probleme, c’est que cette confiance reste d’habitude lente et aleatoire. Elle depend des rencontres, du bouche-a-oreille, de la chance. Ce que fait un pole comme celui de Came, c’est industrialiser ce bouche-a-oreille sans lui enlever sa sincerite : vingt-trois professionnels qui se font confiance, qui se voient regulierement, et qui ont chacun interet a ce que les autres marchent bien. Un commercial qui coute zero euro de publicite, multiplie par vingt-deux.

Ce que ca donne, a l’echelle du reseau
Came n’est pas un cas isole : c’est un pole parmi vingt-trois, repartis surtout dans le Sud-Ouest. Mis bout a bout, les membres de Solydari ont deja valide plus de 6 millions d’euros d’affaires recommandees entre eux, sur 2 787 affaires conclues, et le compteur public continue de grimper semaine apres semaine. Environ six recommandations sur dix aboutissent a une affaire reelle — un taux qu’aucun canal publicitaire classique n’approche.
Un point d’honnetete : ces chiffres sont sous-estimes. Toutes les affaires ne sont pas saisies dans l’application, surtout les petites, surtout entre artisans qui se connaissent et qui n’ont pas le reflexe de tout tracer. Le montant affiche sur le compteur de solydari.com est donc un plancher, pas un plafond. Ce qui circule reellement dans un pole comme Came est superieur a ce qu’on peut mesurer.
Combien coute une place au pole de Came
Pas de promesse magique, pas de tarif d’appel qui double au bout de trois mois. La cotisation Solydari depend du rythme de reunions du pole et se situe entre 60 et 120 € TTC par mois, avec un engagement d’un an — exactement comme un abonnement professionnel.

Ramene a l’echelle d’un artisan, la question n’est pas vraiment « est-ce que je peux me le permettre ? » mais « est-ce qu’une seule recommandation dans l’annee rembourse la cotisation ? ». Pour un menuisier, un chauffagiste ou un maitre d’oeuvre, un seul chantier rapporte le prix de plusieurs annees d’adhesion. Le calcul se fait vite. Et si vous travaillez sur deux secteurs, vous pouvez etre membre de deux poles : la cotisation se cumule, le carnet d’adresses aussi.
A qui s’adresse le pole — et a qui il ne s’adresse pas
Soyons clairs, parce que ca evite les deceptions. Le pole de Came est fait pour un dirigeant ou un independant qui :
- travaille deja, ou compte travailler, dans le secteur Came / Bidache / Sames / Peyrehorade / basse vallee de l’Adour ;
- fait un metier ou la recommandation pese lourd (batiment, services aux particuliers, conseil, artisanat, bien-etre) ;
- est pret a jouer le jeu : venir aux reunions, recommander les autres, et pas seulement attendre qu’on lui envoie des clients.
Il n’est pas fait pour quelqu’un qui cherche une carte de visite a accrocher au mur sans jamais se deplacer, ni pour un metier deja occupe dans le pole — puisque la place est unique. La meilleure facon de savoir si votre metier est libre, c’est de candidater et de poser la question.
Rejoindre le pole de Came
Si votre activite n’est pas encore representee dans le groupe et que le secteur vous correspond, la place est peut-etre a prendre. On ne s’inscrit pas : on candidate pour rejoindre un pole, et l’equipe verifie que le metier est disponible avant de donner suite. Vous pouvez aussi parcourir l’ensemble des poles Solydari pour voir lequel couvre votre zone, ou regarder les recommandations deja realisees entre membres. Et si vous voulez d’abord comprendre la logique d’ensemble, l’article qu’est-ce que Solydari reprend le modele depuis le debut.
Questions frequentes sur le reseau d’entrepreneurs de Came
Combien coute l’adhesion au pole de Came ?
Mon metier est-il encore disponible dans le pole ?
Faut-il etre installe a Came meme ?
Qu’est-ce qui garantit que je vais recevoir des recommandations ?
Solydari, est-ce comme le BNI ?
En deux phrases. A Came, vingt-trois entreprises ont transforme le bouche-a-oreille de village en machine a recommandation, et elles s’envoient du travail toute l’annee. Si votre metier n’est pas encore pris et que le secteur est le votre, candidatez pour rejoindre le pole — la place ne restera pas libre eternellement.
