Par Quentin Dumas, fondateur de Solydari
Quentin Dumas anime des réunions de pôle depuis 2021, d’abord au Pays basque puis dans le reste de la France. Le réseau Solydari réunit aujourd’hui plus de 350 entreprises qualifiées, qui prennent la parole chaque mois devant les autres membres de leur pôle selon un format minuté. Solydari sur LinkedIn.
Publié le 4 septembre 2026 · Chiffres relevés le 31 août 2026
Une présentation de 60 secondes réussie laisse au moins une phrase utilisable dans la tête de chaque auditeur : la situation exacte dans laquelle il devra penser à vous. Tout le reste, le nom de la société, la date de création, la liste des prestations, s’efface dans l’heure. Un intervenant qui décrit son métier obtient de la politesse ; un intervenant qui décrit le problème de son client obtient des recommandations, parce que ses voisins de table entendent ce problème formulé par de vraies personnes dans les semaines qui suivent. La trame ci-dessous tient en quatre temps, se prépare en vingt minutes et se reprend à chaque réunion en changeant une seule variable. Elle vaut pour un club d’affaires, un petit-déjeuner professionnel, une chambre consulaire ou un salon.
Définition. Une présentation de 60 secondes est une prise de parole courte et minutée devant un groupe de professionnels, destinée non pas à vendre à l’assistance, mais à rendre son activité assez identifiable pour que l’assistance sache à qui vous adresser.

Que doit contenir une présentation de 60 secondes ?
Quatre éléments, dans cet ordre : ce que vous faites en une phrase, le signal auquel on vous reconnaît, une demande précise, puis votre nom et celui de votre entreprise. Soixante secondes représentent environ 150 mots prononcés à un rythme audible, ce qui laisse la place à ces quatre éléments et à rien d’autre.

Le premier temps décrit l’activité avec les mots que le client emploie, pas avec ceux du diplôme ou du code APE. Un « conseiller en gestion de patrimoine indépendant » devient « je m’occupe de l’argent que les gens ont mis de côté et qui dort ». Cette traduction n’est pas de la vulgarisation : elle détermine si l’auditeur peut relier votre activité à une conversation entendue ailleurs.
Le deuxième temps est celui qui manque presque toujours. Il ne décrit pas votre client par sa catégorie, mais par la phrase qu’il prononce quand il a besoin de vous. Personne n’entend jamais quelqu’un dire « je suis une PME industrielle de quarante salariés » ; en revanche, on entend « ma facture d’électricité a doublé » ou « mon comptable part à la retraite ». Cette phrase-là circule dans les conversations ordinaires, et c’est elle que votre voisin de table saura reconnaître.
Le troisième temps formule une demande unique. Solliciter « toute recommandation » revient à ne rien demander, faute de destinataire. Nommer une entreprise, un quartier, un type de chantier ou une profession donne à l’auditeur une tâche qu’il peut accomplir dans la semaine.
Le quatrième temps place le nom et l’entreprise à la fin, prononcés lentement. Placés en ouverture, ils arrivent avant que l’auditeur ait de quoi les rattacher, et se perdent. Placés en clôture, ils se collent au problème que vous venez de décrire.
Comment décrire son client pour qu’un tiers le reconnaisse ?
En remplaçant la catégorie par la situation. Une catégorie décrit le client tel que vous le classez ; une situation décrit le moment où il devient client, et c’est le seul moment que votre interlocuteur peut identifier de l’extérieur.
La différence se voit sur deux formulations du même métier. Un diagnostiqueur immobilier qui annonce « je travaille avec les propriétaires et les agences » n’a rien donné : tout le monde connaît des propriétaires. Le même diagnostiqueur qui annonce « quand quelqu’un vous dit qu’il met sa maison en vente le mois prochain, il aura besoin de moi avant de signer le compromis » a placé un déclencheur repérable dans une conversation banale.
Trois questions permettent de construire ce signal, et un quart d’heure suffit à les traiter :
- Quel évènement précède l’appel ? Un déménagement, un contrôle, une naissance, un départ à la retraite, une panne, une reprise d’activité. C’est l’évènement qui est visible, pas le besoin.
- Quels mots le client emploie-t-il ? Reprenez sa phrase, pas votre reformulation professionnelle. Les mots exacts d’un client valent mieux qu’une définition juste.
- Qu’est-ce qui vous distingue une fois l’appel passé ? Une zone d’intervention, un délai, une spécialité, une certification. Un seul de ces éléments, celui qui écarte vos concurrents directs.
Cette construction fait aussi le travail d’une bonne demande de recommandation auprès d’un client existant, mécanique détaillée dans notre guide pour demander une recommandation à un client sans le mettre mal à l’aise.
Quel format de présentation selon le contexte ?
Quatre formats coexistent dans la vie d’un dirigeant, et ils ne poursuivent pas le même but. Les confondre est la cause la plus fréquente d’une présentation ratée : un pitch commercial livré en réunion de réseau ennuie tout le monde, une présentation de 60 secondes livrée en rendez-vous client paraît creuse.
| Format | Objectif réel | Interlocuteur | Ce qui le fait échouer | Pour qui c’est adapté |
|---|---|---|---|---|
| Présentation de 60 secondes réunion de pôle, club d’affaires, petit-déjeuner | Être repérable par des gens qui ne sont pas vos clients mais parlent à vos clients. | Un groupe de professionnels qui vous réentendra chaque mois. | Vouloir tout dire, et vendre à la salle au lieu de l’outiller. | Tout dirigeant présent dans un groupe régulier, quel que soit son métier. |
| Présentation longue dix minutes devant le groupe | Faire comprendre le métier en profondeur, ses coulisses et ses critères de qualité. | Le même groupe, une fois par cycle. | Dérouler un catalogue de prestations au lieu de montrer le travail réel. | Les métiers techniques que personne ne sait décrire de l’extérieur. |
| Pitch commercial rendez-vous de vente | Faire avancer une décision d’achat déjà engagée. | Un prospect identifié, avec un besoin exprimé. | Parler de soi alors que l’interlocuteur attend une réponse à sa situation. | Les ventes à cycle long, conseil, équipement, services aux entreprises. |
| Fiche écrite annuaire en ligne, profil professionnel | Être trouvé par quelqu’un qui cherche déjà, et rassurer avant le premier contact. | Un inconnu, sans vous pour préciser. | Un texte de plaquette interchangeable avec celui de n’importe quel concurrent. | Toutes les activités dont les clients vérifient l’existence en ligne avant d’appeler. |
Les trois premiers formats se travaillent à l’oral et se corrigent dans la salle. Le quatrième se relit à froid, et il gagne à reprendre exactement la phrase de reconnaissance construite plus haut : les visiteurs d’un annuaire d’entreprises recommandées lisent quelques lignes, rarement davantage.
À quoi ressemble une trame de 60 secondes dans cinq métiers ?
Voici cinq trames construites sur les quatre temps, dans cinq métiers effectivement représentés au sein des pôles Solydari. Ce sont des modèles de structure destinés à être réécrits avec vos propres mots, pas des textes à réciter.
Électricien
« Je remets aux normes des installations électriques qui ont vingt ans et qui font sauter le compteur. Quand vous entendez quelqu’un dire qu’il vient d’acheter une maison des années 80 et qu’il refait tout, c’est de moi qu’il aura besoin, avant le plaquiste et pas après. Cette semaine, je cherche un contact chez un agent immobilier qui vend de l’ancien. »
Conseiller en gestion de patrimoine
« Je m’occupe de l’épargne qui dort sur des comptes sans rien rapporter. La phrase que j’entends le plus souvent, c’est : j’ai vendu un bien et je ne sais pas quoi faire de l’argent. Si vous croisez quelqu’un qui vient de vendre, de recevoir un héritage ou de céder son entreprise, c’est le moment où je sers à quelque chose. »
Webdesigner
« Je refais les sites internet qui ne rapportent aucun appel. Le signal, c’est le dirigeant qui dit que son site a huit ans, qu’il en a honte et qu’il ne sait pas par quel bout le prendre. Je cherche en particulier des entreprises du bâtiment, parce que leurs photos de chantier font la moitié du travail. »
Courtier en assurance
« Je relis les contrats d’assurance des entreprises pour vérifier ce qui n’est pas couvert. Ce qui me met sur la piste, c’est un dirigeant qui vient d’embaucher, de changer de local ou d’acheter du matériel, parce que son contrat date d’avant et ne suit plus. Un artisan qui vient de prendre son premier salarié, c’est exactement ça. »
Ostéopathe
« Je traite les douleurs qui reviennent toujours au même endroit sans que personne ne trouve pourquoi. Quand un collègue vous dit qu’il a mal au dos depuis trois mois et qu’il a déjà essayé deux choses, il est pour moi. Je cherche à rencontrer des dirigeants qui gèrent des équipes de terrain, parce que c’est là que les douleurs chroniques coûtent le plus cher. »
Chacune de ces trames se termine par une demande différente. C’est la variable à changer d’une réunion à l’autre : le métier reste, le signal reste, la demande bouge. Un membre qui répète mot pour mot la même minute pendant six mois cesse d’être écouté au bout de la troisième.
Combien de fois faut-il se présenter avant d’être recommandé ?
Plus souvent qu’on ne l’imagine, et la première recommandation arrive rarement avant plusieurs mois. Une recommandation engage la réputation de celui qui la donne : elle suppose qu’il ait entendu assez de fois de quoi vous êtes capable pour accepter ce risque devant son propre client.

Selon Solydari, les pôles réunissaient entre 7 et 25 entreprises selon les groupes le 31 août 2026, et un seul professionnel par métier siège dans un pôle donné. Ces deux paramètres expliquent la mécanique de la répétition : le groupe est assez petit pour que chacun connaisse le travail des autres, et assez stable pour qu’une présentation ratée se rattrape le mois suivant. À raison de deux réunions mensuelles, la formule d’entrée à 50 € HT par mois avec un engagement d’un an, un membre prend la parole vingt-quatre fois dans l’année devant les mêmes personnes.
Cette répétition change ce qu’il faut préparer. Une prise de parole unique, dans un salon ou une soirée d’affaires, doit être complète et se suffire à elle-même. Vingt-quatre prises de parole devant le même groupe doivent au contraire se compléter : un mois le type de chantier, le mois suivant une contrainte réglementaire, le mois d’après un client difficile et ce qu’il a appris. Le groupe finit par connaître le métier de l’intérieur, ce qui est la condition pour qu’il sache le recommander sans se tromper. Le fonctionnement complet de ce mécanisme est décrit dans notre page sur le business par recommandation entre entreprises.
Comment adapter sa présentation à un salon, une visio ou une CCI ?
En gardant les quatre temps et en changeant deux réglages : la durée et la place de la demande. Le groupe qui vous écoute une seule fois n’a pas les mêmes besoins que celui qui vous réentend chaque mois, et une demande précise n’a de sens que si l’auditoire peut y répondre.
Sur un salon ou une foire professionnelle
Vous êtes debout, l’interlocuteur est en mouvement et il repartira dans trente secondes. La présentation se raccourcit à deux temps, la phrase de reconnaissance et une question ouverte qui rend la parole. La demande de mise en relation disparaît : personne ne recommande quelqu’un qu’il vient de rencontrer entre deux stands. L’objectif se limite à obtenir la permission d’envoyer quelque chose après le salon, ce qui suppose de noter immédiatement le contexte de la conversation, faute de quoi les relances de la semaine suivante se ressemblent toutes et ne disent rien.
En visioconférence
Le format écrase les signaux non verbaux et raccourcit l’attention. Deux ajustements suffisent : ralentir le débit d’environ vingt pour cent, parce que le son numérique avale les syllabes, et annoncer la demande en premier plutôt qu’en dernier, parce qu’une partie de l’auditoire décrochera avant la fin. Le nom et l’entreprise, eux, restent en clôture, mais ils gagnent à être aussi écrits dans la conversation textuelle de la réunion, où ils resteront consultables après la déconnexion.
Dans une chambre consulaire ou une fédération professionnelle
Les CCI, les chambres de métiers et les fédérations réunissent des dirigeants d’un même territoire mais de tailles très différentes, souvent sur des sujets réglementaires ou économiques plutôt que commerciaux. La présentation y sert moins à obtenir une recommandation qu’à être identifié sur une compétence, ce qui déplace le troisième temps : au lieu de demander un contact, proposez la chose précise sur laquelle on peut vous solliciter. Une demande commerciale directe y passe mal, tandis qu’une compétence offerte revient plus tard sous forme d’appel.
En rendez-vous individuel entre deux membres d’un réseau
Ce format en tête à tête, pratiqué entre membres d’un même pôle pour apprendre à connaître les métiers des autres, dure de trente à soixante minutes et n’a plus rien d’une minute chronométrée. La trame courte y sert de plan, pas de texte : chaque temps devient un sujet à développer, avec des exemples de dossiers réels, des ordres de prix et les cas que vous refusez. Ce sont ces cas refusés qui rendent une recommandation fiable, parce qu’ils indiquent au futur prescripteur quand ne pas vous appeler.
Quelles erreurs font oublier un intervenant en une minute ?
Six erreurs suffisent à effacer une présentation, et elles se corrigent toutes sans talent oratoire particulier.
- Commencer par son nom et sa société. Les deux informations les plus difficiles à retenir arrivent au moment où l’auditeur n’a encore aucun crochet pour les accrocher.
- Énumérer les prestations. Une liste de six services produit zéro souvenir, là où un service unique bien situé en produit un.
- Employer le vocabulaire du métier. Les sigles, les normes et les intitulés techniques rassurent celui qui parle et excluent celui qui écoute.
- Demander « toute recommandation ». Une demande sans destinataire ne charge personne d’une tâche, donc personne ne la fait.
- Dépasser le temps. Le dépassement se paie deux fois : sur l’attention du groupe, et sur le crédit accordé à celui qui n’a pas su choisir.
- Répéter la même minute à l’identique. Le groupe cesse d’écouter dès qu’il reconnaît le texte, et l’occasion mensuelle devient une formalité.
Comment préparer et minuter sa présentation ?
En l’écrivant intégralement, puis en la chronométrant à voix haute avant de la réduire. Une minute correspond à environ 150 mots dits calmement : un texte de 200 mots sera récité trop vite et perdra le groupe, un texte de 100 mots laisse un blanc utile pour respirer.
La méthode qui demande le moins d’effort tient en quatre passages :
- Écrire les quatre temps sans se relire, en une dizaine de minutes, avec les mots qui viennent.
- Lire le texte à voix haute en le chronométrant, puis couper tout ce qui dépasse la minute en commençant par les adjectifs et les précisions techniques.
- Faire lire la phrase de reconnaissance à quelqu’un qui ne connaît pas le métier, et lui demander à quelle situation cela lui fait penser. Si la réponse ne correspond pas, c’est la phrase qu’il faut reprendre, pas l’auditeur.
- Ne mémoriser que trois repères, pas le texte entier : le premier mot, la phrase de reconnaissance et la demande. Le reste se reformule naturellement d’une fois sur l’autre.
Un dernier réglage, souvent négligé : préparer la demande avant la réunion, pas pendant. Choisir le contact recherché en regardant sa liste de clients en cours prend cinq minutes et transforme une minute polie en minute utile. Les autres leviers d’un réseau bien utilisé, du choix du groupe jusqu’aux rendez-vous entre membres, sont réunis dans notre guide du réseautage d’affaires, et le comparatif des dispositifs existants figure dans notre panorama des réseaux d’affaires en France.
Méthode
La trame décrite ici est celle utilisée dans les réunions de pôle Solydari depuis 2021, sur un format de prise de parole minuté à une minute. Les chiffres de composition des pôles et le tarif d’adhésion ont été relevés le 31 août 2026 sur solydari.com et dans le registre des membres actifs du réseau. Les cinq trames métier sont des modèles de structure écrits pour cet article : ce ne sont pas des transcriptions d’interventions réelles, et aucune n’est attribuée à une personne identifiable. Cette page ne traite pas de la prise de parole devant un large auditoire, qui relève d’un autre exercice.
Un seul professionnel par métier siège dans un pôle Solydari. La carte des pôles indique ceux qui existent autour de vous, et la candidature est étudiée par le président du pôle le plus proche. Adhésion dès 50 € HT par mois, engagement d’un an minimum.
Questions fréquentes sur la présentation de 60 secondes
Combien de mots faut-il pour une présentation de 60 secondes ?
Environ 150 mots prononcés à un rythme audible, avec des pauses. Un texte de 200 mots oblige à accélérer et fait décrocher le groupe ; un texte de 100 mots laisse de la place pour respirer et pour appuyer la phrase importante. La seule façon de le vérifier consiste à lire son texte à voix haute avec un chronomètre, jamais à l’estimer en le relisant des yeux.
Faut-il apprendre sa présentation par cœur ?
Non, et un texte récité s’entend immédiatement. Retenez trois repères seulement : le premier mot, la phrase par laquelle on vous reconnaît, et la demande finale. Le reste se reformule d’une fois sur l’autre, ce qui donne un ton naturel et évite l’effet de répétition qui fait décrocher un groupe qui vous entend chaque mois.
Comment se présenter quand on exerce plusieurs activités ?
En n’en présentant qu’une par prise de parole. Deux activités énoncées dans la même minute se neutralisent : l’auditeur ne retient ni l’une ni l’autre. Choisissez celle qui correspond au type de client que vous cherchez ce mois-ci, présentez-la seule, et gardez l’autre pour une prochaine réunion. La répétition mensuelle sert précisément à couvrir plusieurs facettes sans les mélanger.
Que dire quand on démarre et qu’on n’a encore aucun client ?
La trame ne change pas, parce qu’elle ne repose sur aucune référence client. Décrivez le problème que vous savez traiter, la situation dans laquelle on doit penser à vous, et formulez une demande de mise en relation plutôt qu’une demande d’affaire. Un groupe accepte très bien d’aider quelqu’un qui démarre, à condition de savoir précisément qui lui présenter. Le plan commercial des premiers mois est détaillé dans notre article sur les trois premiers mois d’une entreprise.
Faut-il utiliser un support visuel pour une présentation d’une minute ?
Rarement, et jamais un diaporama. Une minute ne laisse pas le temps d’installer un écran, et l’attention se partage alors entre l’image et la parole. Un objet, une photo de chantier tenue en main ou un document que vous faites circuler après votre intervention fonctionnent mieux, parce qu’ils prolongent le souvenir sans consommer votre temps de parole.
Comment se présenter quand on est mal à l’aise à l’oral ?
En écrivant intégralement le texte et en le lisant les premières fois, ce qu’aucun groupe sérieux ne reproche. La difficulté vient presque toujours de l’improvisation, pas de la timidité : un texte préparé et chronométré supprime la plus grande partie de l’inconfort. Le format court joue aussi en votre faveur, puisqu’il fixe une fin certaine à soixante secondes.
Quelle différence entre une présentation de 60 secondes et un pitch commercial ?
L’interlocuteur et l’objectif. Un pitch commercial s’adresse à un prospect dont le besoin est exprimé et vise à faire avancer une décision d’achat. Une présentation de 60 secondes s’adresse à des professionnels qui ne sont pas vos clients et vise à les rendre capables de vous recommander. Livrer un pitch commercial en réunion de réseau produit de la lassitude, parce que la salle n’est pas l’acheteur.
Au bout de combien de temps une présentation régulière produit-elle des recommandations ?
Plusieurs mois dans la plupart des cas, parce que celui qui recommande engage sa propre réputation et attend d’avoir compris votre travail. Un rythme de deux réunions mensuelles représente vingt-quatre prises de parole par an devant le même groupe : c’est cette accumulation, et non la qualité d’une intervention isolée, qui déclenche les premières mises en relation.
